30 juin 2009
Gardons Hervé Jullien !
Je profite de la tribune que je m'offre pour signaler la sortie d'un recueil de poésie d'Hervé Jullien. C'est sur, Hervé Jullien n'est pas très connu, mais je lui dois une partie de mon boulot actuel. Sans lui lors de mon départ de ma précédente enseigne, ou s'il s'était contenté de compatir en silence, je ne sais pas si j'aurais pu m'adaper aussi vite dans ma nouvelle enseigne, celle dans laquelle je fête aujourd'hui mon anniversaire et celle où on me montre que j'ai une place.
Je n'ai jamais pu avoir son point de vue sur la question, mais j'ai l'impression de lui être redevable de quelque chose. Même si j'ai perdu tout contact avec lui et tout moyen de lui dire quoique ce soit.
Confettis et serpentins (2)
Aujourd'hui, on est le 30 juin, et pour la première fois, je fête mon anniversaire d'arrivée dans ma boite, dans la première où je me suis durablement installé. Alors pour fêter ca, j'ai voulu appeler de post Confettis et serpentins, et la surprise de voir que j'avais déjà un post intitulé comme ca a du se lire sur mon visage.
En parlant du boulot, d'ailleurs, pour la première fois, je vais me retrouver à former des saisonniers. C'est valorisant. Ca fait plaisir. Je vais former des recrues pour le poste que j'occupais l'an dernier, je ne sais pas ce qu'il faut y voir, mais je le vois.
D'ailleurs, pour partir sur une note plus absurde, j'ai testé, pour la première fois, également, une journée de travail pendant la gay pride, sous les fenêtres.
"-Bonjour monsieur ! <BOUMBOUM> Je cherche <BOUMBOUM> un exemplaire <BOUMBOUMBOUM> si possible d'occasion <BOUMBOUM> d'une pièce de Beckett <BOUMBOUM> En attendant Godot <BOUMBOUMBOUM>"
Pour la pause de l'après midi, clope pour certains, Yop pour moi, je suis resté dans une rue parallèle au boulevard regarder passer un char ou deux, dont un sur lequel se trémoussait un travlo chromé, avec cape chromée, string chromé, bottes montantes chromées, haut chromé, masque de Comedia dell'Arte chromé et cheveux vénitiens et feuillus style Carlos Valderrama. C'est singulier. Le cortège passé, la Propreté de Paris s'est illustrée avec trois camions et pleins d'agents solidement armés de souffleuses pour repousser sous les camions les confettis, serpentins et autres petits trucs qui varricellaient le trottoir et le ponctuaient à outrance où ils étaient aspirés. En un passage (mai lequel !) le bouevard prenait des airs de boulevard Pérolles, avec Manor en moins.
Voilà, ce soir, je voulais juste parler de ca, et passer sous silence la réapparition même plus faiblarde qu'il y a quelques mois, de ma monomanie et de son sujet.
Mais encore une fois, je me souhaite à moi même un bon anniversaire. Bon anniv', ducon !
28 juin 2009
Une icone au destin hors du commun
La formulation miséreuse de ce gros titre d'un site de pseudo actualité qui donne aux ados l'impression de connaitre la vie et d'être intelligent m'a tellement attéré que je m'en suis servi comme titre.
Pour ceux qui se/me poseraient la question, le titre en question concernait Michael Jackson, qui, comme beaucoup disent le contraire, était un mec malsain. Il a certes livré de sacrées prestations et de bonnes choses, c'était certes un danseur et un interprète hors pair, un musicien respectable et tout et tout, c'est indéniable, mais un mec qui (hors de ses dépenses annuelles, qui sont probablement le lot de tout homme qui devient riche trop tôt, sauf Sartre, qui lui n'avait aucune notion du pognon) aurait montré sa queue à des pré-ados même pas finis, et se serait branlé, probablement, devant ou avec eux. Comme Gabriel Matzneff, mais lui l'assumerait parfaitement.
Mais la question n'est pas là. Tout génie qu'il est, on est pas là pour lui chier dessus. Je n'aimerais pas qu'on chie sur mes morts, alors je ne préfère pas le faire sur ceux des autres.
Néanmoins, le pléonasme m'agace, surtout quand il est monté avec des mots venteux.
Par exemple, un destin hors du commun, dont on a qualifié tellement de personnes, plus ou moins célèbres et avec plus ou moins d'insistance qu'on en arrive presque à n'avoir que des destins hors du commun et plus de destins dans la moyenne du tout. D'autant plus que généralement, une icone, pour arriver à ce statut si particulier et incontestable, a forcément eu un destin plus hors du commun que les destins hors du commun. Donc, un destin hors du commun des destins hors du commun. Donc, puisqu'une icone à forcément un destin hors du commun des destins hors du commun, on peut l'appeler icône tout court, et ne pas faire chier le monde avec du flan pareil. En plus, le flan n'a tellement pas de goût, qu'à sa facon, il est aussi hors du commun.
C'est indescriptible, ce titre niauseux, vide et sirupeux.
Merde !
24 juin 2009
La glauquitude du fond du magasin
Pieyre de Mandiargues et Mac Orlan, tout récits érotiques rédigés, avaient une plume magnifique et luxuriante (mais chacun la leur) à l'inverse d'Alain Soral qui lui a sa plume dans le cul. Or, évidemment, le meilleur endroits pour les trouver sont les librairies spécialisées, meme si après l'assortiment de ceux qui sont censé tout avoir, on s'apercoit que quelques librairies générales de tailles diverses ne sont pas si dépourvues que ca.
Oui, je suis allé voir à La Musardine si j'y étais. Et bien oui, j'y étais (étonnant, non ?). La Musardine est un endroit très glauque où se retrouvent des personnes si honteuses d'être là que le moindre regard hors d'un livre provoque chez le client type une gêne qu'il peine à dissimuler. Alors il se contente de feindre un intérêt pour des bouquins porno probablement équivalant à Harlequin dans la littérature générale (écrit avec les pieds et pensés avec un mciroprossesseur suffisamment puissant pour pondre quelque chose sans intervention humaine).
Le silence devient alors oppressant et les seuls bruits le rompant se trouve être les pas feutrés du libraires sur la moquette et le tiroir caisse au ressort qui bande. ("Doonïnng"). Même la porte est silencieuse, probablement pour ne pas attirer ailleurs l'attention du client qui le mettrait dans l'embarras par rapport à son semblable. Tout est fait pour rendre la librairie froide et impresonnelle, équilibre rectifié par la chaleur des bouquins. On a pas envie d'acheter, et quelque soit l'état d'esprit dans lequel on rentre, la gêne et la pression du petit gros au fond, qui regarde les Manara, est communicative, on sent qu'il ne se sustente que par les soins de la Musardine et on compatit, accordant toutefois que ce n'est pas très sain. Pour autant, le vieux engoncé dans son costard chic, avec cravate italienne et mocassin lustrés, celui qui se penche sur les livre d'art où les modèles sont à poil, ne l'est pas non plus, et on peut même se laisser penser que Bobonne, à la maison, glisse lentement vers le statut de terrain vague.
Quelque soit l'intention de ta visite, tu en ressors toi même persuadé d'être malsain, même si tu voulais venir pour un André Pieyre de Mandiargues. "Mais c'est pas possible, je ne suis pas eux...".
Non. Mais à partir du moment où le fait de ne voir que des clients ou en manque ou obnubilés par leur sujet autour de toi tend à t'en convaincre, ou en tout cas argumente en ce sens, c'est signe qu'il faut partir.
19 juin 2009
Ca craint du boudin
Putain, j'ai posté que cinq fois, ce mois ci...
Merde !
17 juin 2009
La périodicité des trucs
Il faut que je poste. La dernière nouvelle date déjà de la semaine dernière et ca commence à bien faire. Les plans initiaux prévoyaient un post dimanche, mais une fois sur la page, l'envie m'était passée. Non pas que je ne vous aime pas, mais ca ne marchait pas.
Pour autant, j'ai pas mal de choses auxquelles penser, un problème à régler (mais ca j'en fais mon affaire) et des bouquins à retrouver. N'allons pas jusqu'à dire que j'ai perdu le goût d'eux, on en est loin, mais simplement, malgré l'attractivité de mes prochaines lectures, je n'arrive plus à lire, depuis à peu près une semaine malgré un programme chargé en Minh Tran Huy, Chalandon, Bost, Cendrey, Stridsberg, Stanisic, Peskov, Wittenborn, Ranx, Mac Orlan et Soljénistyne. C'est fameux mais je n'arrive plus à tenir plus de deux pages. Ca s'est arrêté d'un coup, au milieu de "Culte" de Lyubko Deresh.
A la reflexion, il s'agit probablement de la taille devenue trop importante de la colline de mes prochaines lectures, on culmine jusqu'à cent bouquins achetés trop arbitrairement et qui, même s'ils m'attirent encore aussi, confessent que je ne les lirais vraisemblablement pas avant trop longtemps, il va falloir que j'y remédie.