La valise d'Adnihilo

Vous êtes tombés sur un cahier de gribouillages géant, sur un trieur pas rangé du tout, sur une valise dans laquelle on peut trouver à peu près tout, sur un blog en forme de guimauve alimenté par un libraire qui garde la tête dans les nuages.

05 juin 2009

Les Amazones ont échafaudé un robot géant avec des rouleaux d'alu

Ce post marque mon retour dans la blogosphère.
Pour ceux qui n'étaient pas au courant, j'ai quitté mon petit domaine de quinze mètres carrés avec cuisine dans la salle de bain, vasistas infermable, chasse d'eau qui ne chassait rien, fenêtre pourave, penderiekiki et voisin défectueux pour quelque chose de deux fois plus grand, deux fois plus au nord et vingt deux fois plus mieux.

Et pour fêter ca, je vais vous parler de David Hasselhoff. Savez vous qu'en dehors d'un sauveteur de mannequin des péroxydés et d'un mercenaire dont la voiture aurait pu être inventée par les concepteurs de Supercopter, il a joué dans un film de science fiction fabuleux qui sacrent deux petits voyous terribles comme héros incontestés de la galaxie ?
Les dialogues ont probablement été écrits dans les cuisines d'un McDo de la banlieue de Huston par des ados qui maintenant s'abreuvent indécemment de Sophie Kinsella, mais je suis convaincu que Stacrash (le titre du flim) est succulent à condition de s'être préalablement défoncé. On doit percevoir différemment, après bouteilles diverses et substances variées, les robots articulés comme des quinquagénaires, une voyoute intergalactique en slip de guerre, un méchant au rire sardonique qui meurt à la fin dans son vaisseau  dans un cri de douleur morale et au milieu d'explosions incessantes, des robots en meccano ou en aluminium, Hasselhoff sans sa célèbre Pontiac, le chef de l'univers en armure dorée, un cosmos fait de diodes multicolores sur un drap noir tout neuf, des feux d'artifices pour faire des explosions, des décongélateurs à humains, des hommes préhistoriques redoutables, des sommets enneigés, des Amazones, des juges de cour d'assises dans des bocaux et même une personnage principale qui nage dans l'espace.
Je vous entends déjà couiner gentiment en étant persuadés que j'exagère et que je carricature comme à mon habitude et protester mollement. Mais pour une fois, je reste réaliste et me contente seulement d'énumérer les trésors dont recèle Starcrash. Pour la première fois depuis pas loin de quatre cent quarante messages, je me contente de rester objectif et c'est difficile. Néanmoins, avec la touche des 80's et le jeun leucémique des comédiens (même s'ils ne sont pas aidés par les dialogues et la mise en scène, leucémiques aussi, ce qui dessert généralement tout comédien, fut-il bon ou mauvais), et rien de probant pour sauver le film, on tombe sur un des plus grands films ratés du cinéma.

Cours-y te le faire !

Posté par adnihilo à 22:00 - La poche qui mord - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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