La valise d'Adnihilo

Vous êtes tombés sur un cahier de gribouillages géant, sur un trieur pas rangé du tout, sur une valise dans laquelle on peut trouver à peu près tout, sur un blog en forme de guimauve alimenté par un libraire qui garde la tête dans les nuages.

02 novembre 2009

Le vif du sujet

Adnihilo redécouvre Desproges à l'occasion de son acquisition du volume complet brillamment édité par le Seuil.
Y'a pas à dire, il a eu une idée saugrenue en partant. On se marrait bien avec lui.
Allez, toi aussi, achète le Tout Desproges au Seuil, et pioche dedans. C'est un ordre.

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12 octobre 2009

Comment ca, mort ? (2)

Nom de moi, mais qu'ont-ils tous, en ce moment ?

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24 juin 2009

La glauquitude du fond du magasin

Pieyre de Mandiargues et Mac Orlan, tout récits érotiques rédigés, avaient une plume magnifique et luxuriante (mais chacun la leur) à l'inverse d'Alain Soral qui lui a sa plume dans le cul. Or, évidemment, le meilleur endroits pour les trouver sont les librairies spécialisées, meme si après l'assortiment de ceux qui sont censé tout avoir, on s'apercoit que quelques librairies générales de tailles diverses ne sont pas si dépourvues que ca.
Oui, je suis allé voir à La Musardine si j'y étais. Et bien oui, j'y étais (étonnant, non ?). La Musardine est un endroit très glauque où se retrouvent des personnes si honteuses d'être là que le moindre regard hors d'un livre provoque chez le client type une gêne qu'il peine à dissimuler. Alors il se contente de feindre un intérêt pour des bouquins porno probablement équivalant à Harlequin dans la littérature générale (écrit avec les pieds et pensés avec un mciroprossesseur suffisamment puissant pour pondre quelque chose sans intervention humaine).
Le silence devient alors oppressant et les seuls bruits le rompant se trouve être les pas feutrés du libraires sur la moquette et le tiroir caisse au ressort qui bande. ("Doonïnng"). Même la porte est silencieuse, probablement pour ne pas attirer ailleurs l'attention du client qui le mettrait dans l'embarras par rapport à son semblable. Tout est fait pour rendre la librairie froide et impresonnelle, équilibre rectifié par la chaleur des bouquins. On a pas envie d'acheter, et quelque soit l'état d'esprit dans lequel on rentre, la gêne et la pression du petit gros au fond, qui regarde les Manara, est communicative, on sent qu'il ne se sustente que par les soins de la Musardine et on compatit, accordant toutefois que ce n'est pas très sain. Pour autant, le vieux engoncé dans son costard chic, avec cravate italienne et mocassin lustrés, celui qui se penche sur les livre d'art où les modèles sont à poil, ne l'est pas non plus, et on peut même se laisser penser que Bobonne, à la maison, glisse lentement vers le statut de terrain vague.
Quelque soit l'intention de ta visite, tu en ressors toi même persuadé d'être malsain, même si tu voulais venir pour un André Pieyre de Mandiargues. "Mais c'est pas possible, je ne suis pas eux...".
Non. Mais à partir du moment où le fait de ne voir que des clients ou en manque ou obnubilés par leur sujet autour de toi tend à t'en convaincre, ou en tout cas argumente en ce sens, c'est signe qu'il faut partir.

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17 juin 2009

La périodicité des trucs

Il faut que je poste. La dernière nouvelle date déjà de la semaine dernière et ca commence à bien faire. Les plans initiaux prévoyaient un post dimanche, mais une fois sur la page, l'envie m'était passée. Non pas que je ne vous aime pas, mais ca ne marchait pas.
Pour autant, j'ai pas mal de choses auxquelles penser, un problème à régler (mais ca j'en fais mon affaire) et des bouquins à retrouver. N'allons pas jusqu'à dire que j'ai perdu le goût d'eux, on en est loin, mais simplement, malgré l'attractivité de mes prochaines lectures, je n'arrive plus à lire, depuis à peu près une semaine malgré un programme chargé en Minh Tran Huy, Chalandon, Bost, Cendrey, Stridsberg, Stanisic, Peskov, Wittenborn, Ranx, Mac Orlan et Soljénistyne. C'est fameux mais je n'arrive plus à tenir plus de deux pages. Ca s'est arrêté d'un coup, au milieu de "Culte" de Lyubko Deresh.
A la reflexion, il s'agit probablement de la taille devenue trop importante de la colline de mes prochaines lectures, on culmine jusqu'à cent bouquins achetés trop arbitrairement et qui, même s'ils m'attirent encore aussi, confessent que je ne les lirais vraisemblablement pas avant trop longtemps, il va falloir que j'y remédie.

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08 avril 2009

Ben putain...

On peut même pas trouver La scie patriotique, sur Internet. Même Livre rare ne le référence pas...

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04 mars 2009

Ivo Andric

Je crois bien que j'ai un problème avec Ivo Andric. Une sensation d'ailleurs pas banale, il écrit bien, dans uns style qui ordinairement me ravit le palais, mais je ne comprends pas tout. Sa plume est alambiquée et les pronoms employés laissent leurs antécédents trop loin, c'est vrai. Andric écrit vachement bien et je dois bien reconnaitre que ca me chagrine un peu de ne pas apprécier sa plume comme je l'aurais aimé.
Mais bon, ce n'est que partie remise.

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07 décembre 2008

Oeuvres au programme

Lorsque je parle de la petite casemate qui d'une part trône vigoureusement dans mon salon, et qui, deuxièmement, déborde de bouquins, par conséquent arbitrairement baptisée "Bouquins à lire", on me demande inévitablement quelques précisions sur le contenu de cette étagère, et si possible, autre chose que la réponse quantitative habituellement avancée. Alors, laissez moi vous conter:


Duong Thu Huong, Milan Kundera, Jérôme Attal, Isaac Babel, Urs Widmer, Jean-Louis Barrault, Boris Vian, André Glucksmann, Valimir Volkoff, Walter Tevis, Poul Anderson, Denis Diderot, Biljana Srbljanovic, Tom Stoppard, Francoise Sagan, Charles-Albert Cingria, Adrien Pasquali, André Gide, Jean Echenoz, Andrei Kataiev, Hélène Bessette, Nicole Caligaris, Andrei Biely, Carole Fréchette, Paul Auster, John Reed, Tony Kushner, John Baldwin, Svetislav Basara, William Shakespeare, Pavel Hak, Charles-Ferdinand Ramuz, Michel Layaz, Stephen King, Richard Matheson, Boris Vian, Friederich Dürenmatt, Jean Meckert, Roald Dahl, Philippe Djian, Wajdi Mouawad, Tankred Dorst, Julien Gracq.

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28 novembre 2008

Stefan Zweig

Il y a des moments, de temps à autres, ou ce qui peut se dire de positif découle de son antécédent. Par exemple, je me retrouve démuni devant "Le voyage dans le passé", parce qu'encenser ce texte est superflu, ferait trop lourd après sa lecture. Au fond, après une lecture de Zweig, le silence qui suit est encore de Zweig. C'est bien, c'est tout. C'est la littérature absolue, rien a redire. Zweig s'apprécie en silence.

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24 novembre 2008

Ruons nous dans les brancards

Un gros problème se manifeste aujourd'hui, à 15:00. En faisant du ménage dans le caser des livres à lire, qui trônent dans mon salon avec un enthousiasme sémillant, je me suis apercu que même après tant de temps, j'avais encore envie de tous les lire...

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13 novembre 2008

Titrons tout ce qui bouge

j'ai lu Peter Stamm, qui va sortir prochainement un recueil de nouvelles "Comme un cuivre qui résonne". Qu'on m'excuse d'ailleurs de ne pouvoir présenter la couverture, j'ai eu les extraits en épreuves non corrigées et la couverture n'était pas vraiment finite.
Peter Stamm a vraiment une plume plaisante, sans fioriture ni baratin surnuméraire, une écriture précise qui va directement à l'essentiel. Pour situer un peu, sa plume n'est pas sans rappeler celle d'Agota Kristof, même si l'élève ne dépasse pas encore la maitre en question.
Résumer les nouvelles serait assez difficile, non par le sujet qu'elle traite, mais l'auteur a une facon de reconter certaines choses assez singulière, empêchant tout résumé qui tiendrait la route. Par exemple, "Lukas va à la piscine et se baigne", résumé anorexique, et pourtant, Stamm arrive à accrocher l'oeil et l'esprit du lecteur. Le synopsis est effectivement succin mais la construction des personnages de Stamm rappelle que l'écriture est un art qui n'est pas si facile qu'il ne parait.
Peut-être est ce que vous vous demandez ce que c'est que ce bouquin, avec cette présentation si étrange, mais d'un autre côté, je voudrais bien vous y voir, à essayer de faire passer, par écrit, l'ambiance si particulière qui embaume et émane des textes de Stamm.

Attendez donc janvier et la parution du recueil pour vérifier par vous même que Stamm n'est pas un manchot.

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